Tu me vois mais tu ne m'entends,
Je suis légére comme le vent,
Je me recueilles à la rosée du matin,
Ma vertu est douce comme le lin,
C'est ici que je demeures,
Là bas se risque tout les malheurs,
Je vis dans la fraicheur éternelle,
Comme d'une rose s'ouvrent les ailes,
Dans une flaque, mon reflet ne s'inscrit pas,
Car mon âme de ce pays émigra,
Elle alla s'accrocher à lui,
Et parfois au reflet de la lune qui me suit,
Je retrouves son regard heureux,
Et là, mon coeur, est transpercé d'un pieu,
Mais je surivis sans sa lueur,
Car je sais qu'elle est avec lui, ailleurs.
Kao